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Rivalité entre Club de football

Jusqu’où l’amour et la passion pour ce sport qu’est le football peut aller ? A part être aux faits de tous les termes et les gestes techniques et tactiques, ainsi que connaitre beaucoup de joueurs licenciés professionnels, s’agit-il seulement de regarder tous les matchs à la télé
; au mieux aller assister à tous ceux qui se déroulent dans les stades locaux ? Ou est-il question d’avoir une préférence ainsi qu’une affection pour un club ou une sélection en particulier ? Et quand c’est le cas, n’est-on pas toujours porté à nourrir du moins une antipathie pour les éventuels adversaires ? Et il n’y a souvent qu’un pas à franchir pour que cette antipathie vire à la haine… ce qui représente une situation laquelle n’est pas très glorieuse dans le monde du football, que l’on aime décrire comme un sport d’équipe où le fairplay est de mise.
A l’origine, l’on peut comprendre qu’entre deux équipes locales, d’une même ville par exemple, il puisse exister une rivalité. Admettons dans ce cas que la plus ancienne puisse revendiquer justement le fait qu’elle soit la doyenne. Dès lors, ne serait-ce que la participation à un tournoi de grande envergure pour représenter la localité relève déjà d’une grande question exacerbant toutes les passions et l’orgueil de chacun, d’un côté comme d’un autre.
Ces mêmes clubs pourraient également partager un même stade, comme c’est le cas de l’AS Roma et de la Lazio, deux clubs romains, et ce n’est pas chose facile, tant au niveau de l’entrainement que lorsqu’ils ont l’occasion de s’affronter dans l’arène, massivement soutenus par leurs fidèles supporters, dont certains, pour ne pas dire beaucoup, ne sont pas loin du fanatisme. A l’occasion de ces « classiques », les situations sont toujours tendues. Les mesures de sécurité ne sont pas prises à la légère, car on n’est jamais à l’abri des incidents majeurs empreints d’une violence inouïe.
Néanmoins, le stade n’est pas le seul endroit où la violence peut éclater à tout moment. Etant donné, qu’en grande partie, les supporters ne sont jamais venus de loin puisqu’il s’agit de deux clubs issus de la même ville, dans le cas d’une rencontre locale évidemment, les « before » et les « after » sont également à surveiller de près, dans les bars mais aussi d’autres lieux de rassemblement.
Mais les rivalités ne s’arrêtent pas à des litiges entre deux clubs d’une même localité. Loin de là. A part les rivalités sportives, elles ont toujours eu des contextes politiques, sociales, économiques, ethniques… Car beaucoup de clubs appartiennent à des personnes d’influence, sur le plan politique et économique par exemple, ce qui n’est pas à exclure puisqu’un club de football demande un budget important afin de bien tourner. On peut citer en exemple le Milan AC de Silvio Berlusconi, un club et un homme qui ne sont plus à présenter.
Egalement, le football est un sport qui suscite les passions et où l’on se sent libre d’exprimer sa passion, d’affirmer son appartenance, tant pour les joueurs et les dirigeants que pour les supporters, surtout pour ces derniers. Là où ils se sentent appartenir à quelque chose et pouvoir s’identifier à un club, ces supporters se sentent, pour la plupart du temps, dans le droit et l’obligation de protéger ce club contre tout ce qui lui est étranger et extérieur, même s’il s’agit déjà d’un élément intégré. Et quand il s’agit d’un étranger qui joue pour l’équipe adverse, c’est comme si l’occasion de scander des propos et des chants haineux et racistes était donné sur un plateau d’argent.
C’est ainsi que Mario Balotelli, attaquant italien d’origine ghanéenne, à l’époque 18 ans, a connu un accueil très sulfureux lors d’un match opposant la Juventus de Turin et son club, l’Inter de Milan, qui s’est déroulé le 18 avril 2009 au Stadio Olimpico de Turin. Les cris et les chants racistes fusaient dans presque tout le stade. En avant les « Un Italien noir, ça n’existe pas ! », les « Noir de merde, tu n’es qu’un noir de merde ! », ainsi que les« A mort Balotelli ! ». Par la suite, Giovanni Gigli, président de la Juventus a exprimé ses excuses au nom du club. De son côté, Massimo Morati, président de l’Inter s’est exprimé en ces termes dans la Gazzeta Dello Sport : « Si j’avais été au stade, j’aurais quitté la tribune et demandé à ce que l’équipe arrête de jouer. Certains commentaires faits à la télévision ont également été odieux. J’ai peur que l’Italie se soit habituée au racisme ».
Dans la course à la plus haute marche d’un podium dans un championnat, surtout si celui-ci est prestigieux, il est normal qu’un club désire s’emparer de la première place et écarter ainsi son rival ; qui serait donc assez fou pour désirer une place moins importante ? Mais dans notre monde actuel, où tout est devenu monnayable, il a été facile pour les médias d’ameuter les supporters ainsi que les observateurs en parlant de rivalité entre deux clubs entre lesquels un match se jouait dans un objectif de marketing évident où il est surtout question d’audience. Dans le cas du PSG et de l’OM, après les surenchères de Canal +, il n’a plus été possible de revenir en arrière et les supporters sont désormais comme « chiens » et « chats ».
A bien y réfléchir, les rivalités sportives peuvent très bien être le fruit d’une concurrence saine entre deux clubs, mettant surtout en jeu les compétences des joueurs et de la capacité de leurs clubs à les explorer. Mais il est désemparant de remarquer que quand les rivalités deviennent malsaines, les supporters n’y sont jamais étrangers à ces situations. Les déferlements de violences et de haine, dans les propos comme dans les gestes sont souvent exacerbés et commis par des supporters à l’encontre d’autres supporters. Mais qui est réellement la grande victime ? Ne serait-ce pas ce sport que tout ce petit monde affectionne et qu’il tend pourtant à détruire avec ses faits qui n’y ont pas du tout leur place ?
Mis à jour (Lundi, 10 Octobre 2011 14:19)









